Le roseau plie (2/2)

Dans un précédent article, nous cherchions à comprendre comment amenuiser les effets des désastres naturels sur nos bâtiments. DDPC, votre expert en formulaire de permis de construire, continue de s’interroger sur l’origine des séismes. Ces secousses tectoniques résultent du glissement des plaques du même nom à travers le globe. Par moment, le glissement est bloqué et la roche (parfois loin de la zone directe de friction) se déforme jusqu’à atteindre son point de rupture. La roche se divise alors brusquement et provoque une ondulation sur la surface pour dissiper l’énergie générée par sa soudaine fracture créant ainsi des failles.

Deux hommes fouillent dans des décombres d'habitations.

https://www.flickr.com/photos/unitednationsdevelopmentprogramme/

Au Japon

Le Japon, souvent frappé par ce trouble, a beaucoup investi dans la recherche parasismique. Ses infrastructures, notamment les buildings, sont soumis à un cahier des charges de construction très strict pour pallier les effets du phénomène. La première étape reste bien sûr l’étude approfondie du terrain, mais les principes de base sont : une géométrie simple  (les formes doivent être compactes, pas de bras), une charge uniforme pour chaque étage, une base solide (pas de grandes ouvertures au rez-de-chaussée) et enfin, favoriser des matériaux ductiles.

Ductilité

En résistance des matériaux, la rupture survient à cause de la propagation d’un défaut dans le matériau lorsqu’il est soumis à une voire plusieurs contraintes physique(s) (pression, torsion, flexion). La ductilité n’est autre que la capacité d’un matériau à se déformer et à s’étirer sans rompre face à ses contraintes. L’or est le matériau le plus ductile connu à ce jour car il peut s’étirer énormément avant de rompre. Mais à part dans la série des Mystérieuses cités d’or, il est compliqué de construire avec ce matériau. Il faut alors allier plusieurs composants afin d’obtenir une relation parfaite entre rigidité et souplesse. Jusqu’à présent, le choix le plus populaire reste celui du béton armé qui, avec ses tiges de métal, offre une déformation acceptable avant rupture totale et permet de gagner du temps avant l’effondrement de l’édifice.

Les dégâts

Quand la structure arrive à restituer l’énergie sans flancher, il est parfois possible de réparer les dommages avant le prochain cataclysme, mais les dégâts sont parfois irréparables. Le but premier de la réglementation parasismique reste la sauvegarde des vies humaines en empêchant l’effondrement du bâtiment sur ses occupants.

En France

Depuis 2010, la France dispose d’un nouveau zonage sismique. On dénombre cinq niveaux de sismicité. Le niveau 4, le plus élevé, concerne surtout les régions du bassin méditerranéen, notamment les départements des Alpes-Maritimes, des Pyrénées-Orientales et des Pyrénées-Atlantiques. De nouvelles règles entrent en vigueur en fonction de la zone de sismicité du terrain. Pour les bâtiments existants, aucun travaux de réhabilitation aux normes n’est imposé. En revanche pour toute modification, il est nécessaire de ne pas aggraver la vulnérabilité de la structure. Pour obtenir leur permis de construire, les bâtiments neufs doivent répondre aux méthodes de calcul imposées par les Eurocodes. Pour vérifier la stabilité, ces normes sont appliquées à partir du zonage sismique de niveau 2 pour les infrastructures importantes telles que les établissements scolaires.

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