Normes parasismiques : le roseau plie, nos maisons aussi (1/2)

La morale de la fable « le chêne et le roseau » du célèbre poète français Jean de la Fontaine nous apprend que face à la colère de mère nature, la souplesse est plus importante que la robustesse. Si monsieur de la Fontaine avait porté ce discours pour le domaine du BTP, on aurait pu le qualifier de visionnaire. En effet, les études parasismiques sont arrivées à cette même conclusion. Les matériaux pour les constructions de demain, notamment pour les buildings, doivent être capables de se plier afin de résister aux tremblements de terre. Aujourd’hui, votre expert-conseil en permis de construire DDPC, s’intéresse de plus près à ce sujet.

Photographie d'un champ de roseaux se pliant au vent.

https://www.flickr.com/photos/nzdave/

Les tragédies causées par les séismes peuvent-elles être évitées ?

Le monde tremble depuis l’aube des temps. Au fil des siècles, ces secousses ont d’ailleurs sensiblement modifié le relief de notre bonne vieille Terre. Monts et montagnes se sont déplacés et de nouvelles régions sont apparues. Mais nos maisons éprouvent quelques difficultés à suivre ce mouvement, surtout lorsque celui-ci est d’une forte intensité comme nous le montre la récente tragédie à Taïwan. La ville de Hualien a été frappée par un tremblement de terre de magnitude 6.4 sur l’échelle de Richter provoquant de lourdes pertes tant sur le plan matériel que humain. Un complexe résidentiel de 12 étages s’est effondré et de nombreuses infrastructures ont été endommagées. Ce drame n’étant pas un cas isolé, le gouvernement taiwanais prévoit de renforcer les normes de construction antisismiques. Mais quels moyens avons-nous pour empêcher ces tragédies ?

Lire aussi : Repenser l’architecture de demain.

Qu’est-ce qu’un tremblement de terre ?

Certains vieux édifices, comme les cathédrales, les temples ou les pyramides ont réussi à traverser les âges en résistant aux aléas climatiques et sismiques. Pourquoi des monuments de l’Antiquité et du Moyen Âge résistent aux secousses tandis que nos infrastructures modernes s’effondrent ? Nos ingénieurs sont-ils moins bons que les bâtisseurs d’antan ? La réponse n’est pas aussi simple. Pour comprendre les différentes problématiques auxquels sont confrontés les architectes, analysons la nature de ce phénomène. Un séisme est une onde qui se propage dans la terre. L’intensité de cette vibration est variable et résulte de la libération brusque d’énergie dans le sol. Cette source d’énergie peut-être d’origine artificielle (exploitation de gisement de gaz ou de pétrole, construction d’un barrage hydroélectrique), volcanique (libération du magma) mais les cas les plus dévastateurs sont surtout de nature tectonique. C’est effectivement lorsque les plaques du même nom atteignent leur point de rupture qu’une énergie incommensurable se propage sous forme d’ondes. Ne pouvant empêcher ce phénomène, nos sociétés doivent s’en accommoder. Fort heureusement, les énormes progrès scientifiques des dernières années devraient permettre aux constructions de demain de mieux résister aux tremblements de terre.

Ce sujet vous intéresse ? Restez connecté ! Prochainement sur notre blog, le site de formulaire de permis de construire en ligne DDPC vous en dira plus sur les études parasismiques et les solutions pour minimiser les effets des séismes sur les constructions.

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