Cités futures : vers un système d’urbanisation et de consommation durable ?

Construire un mode de vie durable en termes d’urbanisation, d’industrialisation et de consommation est probablement l’enjeu le plus délicat de notre époque. Alors que les écologistes tirent la sonnette d’alarme depuis des dizaines d’années, les villes du futur commencent à sortir de terre aux quatre coins du monde. Leur intérêt ? Mieux gérer la consommation mondiale dans une optique de préservation des ressources. DDPC et son équipe d’experts en permis de construire vous proposent de faire le point sur les enjeux écologiques du moment et les solutions du futur.

Un arbre dans une ampoule en verre.

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Le scénario catastrophe devenu réalité ?

En 1973 le film d’anticipation américain Soylent Green –ou Soleil vert en français- inspiré du roman de science-fiction d’Harry Harrison nous offrait tous les ingrédients classiques du film catastrophe : surpopulation, extinction de faune et de la flore, manque de nourriture et épuisement progressif de l’eau. L’histoire se déroulait en 2022 dans un New York totalement déshumanisé et aliéné. Il est aujourd’hui étonnant de voir à quel point Harrison, comme beaucoup d’autres auteurs de science-fiction, avait vu juste. Bien évidemment nous n’en sommes pas encore au même stade que les habitants de cette ville imaginaire, à consommer le fameux soylent green dont la fabrication synthétique renferme un terrible secret… Mais nous touchons du bout des doigts certaines prédictions qui se sont depuis avérées.

Les enjeux écologiques

L’enjeu primordial du moment concerne la gestion des ressources au sens large du terme : la consommation des énergies et des ressources naturelles autant que la consommation dite alimentaire. Les ressources minérales naturellement présentes dans la croute terrestre ne sont pas toutes inépuisables. Certaines ressources fossiles comme le pétrole sont d’ailleurs destinée à disparaître dans les années à venir. Il en va de même pour le sable, l’or ou le charbon…

Les ressources renouvelables sont elles aussi surexploitées puisque pour l’année 2017 notre planète vit et consomme à crédit depuis plus de quatre mois déjà. Satisfaire les besoins d’une population de plus en plus gourmande s’avère être bien compliqué, d’autant que l’on prévoit 9 milliards d’habitants sur terre d’ici 2050. L’augmentation de la population et les modifications du sol liées au dérèglement climatique posent également un problème d’aménagement du territoire. Après ce constat alarmant, que nous reste-t-il pour repenser les villes et les modes de consommation du futur ?

Des écocités responsables et autonomes

Construire une urbanisation durable respectueuse de l’environnement est aujourd’hui possible. Des projets de villes « zéro carbone » ou « écocités » autrement appelés « villes du futur » sont en train de voir le jour dans les grandes puissances économiques mondiales. Elles prônent un mode de vie durable : autosuffisantes en termes de production d’énergies, elles proposent de revoir les moyens de déplacement (véhicules hybrides), de recyclage des déchets et de consommation.

Indépendamment de ces projets pharaoniques, il revient à chacun d’entre nous de mettre sa pierre à l’édifice dans une démarche dite écocitoyenne en adoptant un mode de vie adapté aux enjeux écologiques. D’ailleurs, si vous avez un projet de construction, pourquoi ne pas vous renseigner sur les différentes pratiques écoresponsables à votre portée : installation de panneaux solaires ou d’un récupérateur d’eau de pluie, mise en place d’une toiture végétale, aquaponie, etc. À ce titre, l’État encourage vivement les projets écologiques pour inciter la population à se tourner vers une transition salutaire.

Une consommation adaptée à la production

Apprendre à consommer différemment, c’est aussi ça l’avenir. Le défi se trouve d’ailleurs dans l’anticipation de nos besoins alimentaires. C’est pour cela que les villes doivent s’impliquer contre le gaspillage alimentaire et s’engager à répondre à leurs besoins par leurs propres moyens. Des grandes capitales comme Paris s’engagent déjà depuis quelques années en développant la culture sur les toits (production de potagers, de miel, etc.), elle prévoit également d’installer des murs végétaux dans certains quartiers. Le projet Hyperions de l’architecte belge Vincent Callebaut et de l’agroécologiste indien Amlankusum permet quant à lui de repenser à la fois la ville et la consommation à travers la construction de « tours-arbres ». Les balcons de cette ville verticale et écologique pourront accueillir des cultures hydroponiques et permettre de récolter des grandes quantités de fruits et légumes biologiques.

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